EboulementsLyon1930Il y a exactement 87 ans, dans la nuit du 12 au 13 novembre 1930, vers une heure du matin, un important glissement d'une partie de la colline de Fourvière détruit plusieurs immeubles. Le quartier est privé d'électricité et les secours se rendent sur les lieux. Une heure après, un autre glissement ensevelit dix-neuf sapeurs-pompiers et quatre membres des forces de l'ordre. L'Hôtel du petit Versailles (6-8 rue Tramassac), des immeubles voisins et une partie du couvent des Dames de Sion (au n°10) sont détruits. Vers trois heures du matin un dernier éboulement se produit, augmentant les dégâts déjà lourds. Le volume total de l'arrachement est estimé à 25 000 mètres cubes au maximum, ce qui correspond à une surface de cent vingt mètres par quarante-cinq sur une épaisseur d'environ cinq mètres.
En 1930, à la place de la cascade du Chemin Neuf, il y avait des maisons. On appelait cet endroit « les démols », c’est-à-dire « les démolitions». Il y avait un grand mur qui soutenait le terrain et des friches avec des fleurs qui poussent dans la pente.

Voici une vidéo montrant une partie de la Rue Tramassac et de la Montée du Chemin Neuf d'aujourd'hui dont les bâtiments détruits n'ont jamais était reconstruits. Le premier numéro pair de la rue est donc devenu le 30 alors que le premier numéro impair de la montée, le 31 (le 27 est un jardin).

Musique de la vidéo : Gustav HolstMars (Les Planètes, 1914) Orchestre symphonique de Boston, William Steinberg ; Lucienne Boyer - Dans la Fumée (1930).

Les archives de Lyon exposent en photos, vues aériennes, plans et rapports d'ingénieurs cette catastrophes lyonnaise qui a fait 40 morts (19 pompiers, 4 gardiens de la paix, et 17 habitants). Un document en ligne, créé par l'Association Départementale-Métropolitaine des Jeunes Sapeurs-Pompiers, relate aussi cet événement ainsi que les commémorations. Une étude du CNRS "La catastrophe comme construction du champ médiatique. L’éboulement de Fourvière (1930) à travers la presse écrite" y est de même consacrée.